Mukeng (pluriel Mikeng) : cloche utilisée par les chanteurs de Ngoso. Les « miken
»
On appelle « miken »- dont le singulier est « muken »- des clochettes à une voix qui sont accordées ensemble selon un timbre et un rythme
particulier.
La plus grosse clochette appelée « mom ma muken » (le male), donne le son le plus bas et le rythme de base par lequel on commence. C’est le « mbape
» qui détient cette clochette.
Une clochette moins grosse appelée « modi ma muken » (la femelle), donne un son plus élevé sur un rythme différent.
Ensuite, une clochette très petite appelée « ngonded’a muken » (jeune fille), donne un son très élevé, sur un rythme encore différent.
Les voix des deux accompagnateurs et le jeu de leurs clochettes forment ainsi la base rythmique sur laquelle le chant proprement dit peut
s’édifier.
Ces trois clochettes doivent être obligatoirement utilisées pour tous les chants et donnent la clé du rythme du chant. Parfois, on peut en ajouter
une quatrième dont le timbre se situe entre celui des autres et dont le rythme est lui aussi particulier.
La clochette est tenue de la main gauche par le manche, l’ouverture étant tournée vers le bas. On la frappe par un bâtonnet (musele) tenu dans la main droite. Après
chaque coup, (ou chaque double coup, quand les deux coups sont très rapprochés), on abaisse la clochette et on l’applique sur la cuisse pour en arrêter la résonance.
IL SERT A TRANSMETTRE LES MESSAGES AUX ESPRITS ANCESTRAUX. SA BASE EST LE SYMBOLE DE L'UNION ET DE LA SOLIDARITÉ.
Likémbé, Esanzo, Mbira, Kalimba, Sânsi,.... la Sanza est un instrument sacré. Chez les Kôngo en Afrique Centrale,
elle est appelée Sânsi (Sa) signifie faire et (Nsi) signifie la terre ou le monde. Ainsi, le Sânsi ou ( faire le monde ) est, dans la mythologie
bantu, la source de la création.
Car, au commencement Nzâmbi ya Mpûngu ( Dieu ) était seul. S'ennuyant dans sa solitude, il créa le Sânsi et se mit à jouer de la musique. Les mélodies étaient
tellement merveilleuses qu'à chaque pincement de lamelles une création s'opérait : la terre, le ciel, l'eau, la végétation, les animaux, ... Mais, dans l'ivresse de ces mélodies sublimes, Nzâmbi
ya Mpûngu joua une fausse note qui perturba la mélodie et une création particulière s'opéra : c'était le ( Mûntu )
( l'homme, l'Etre humain). Nzâmbi ya Mpûngu arrêta la musique, regarda l'homme et dit : ( Celui-là va me causer des problèmes).
MBAKA: instrument de musique constitué de deux tiges de bambou produisant un son par le frottement d'une tige sur l'autre il symbolise l'égalité des sexes.
Du singulier « museseko », (pluriel MISESEKO) ce sont des instruments utilisés dans le Ngoso pour donner le rythme d’une chanson ou d’une danse. Ce sont des sortes de petits paniers fermés contenant des graines et produisant un bruit sec. Les anciens chanteurs du « Munia »,c’est-à-dire le conte à la manière traditionnelle, n’employaient pas les « miseseko », mais seulement des « manjo ». Ils donnaient le rythme sans faire du bruit. Les « miseseko » étaient employés pour chanter les chants des « myengu » c’est-à-dire les divinités de l’eau.
ILS SONT JOUES PAR LES CHANTEURS DE NGOSO, ET REPRÉSENTENT LE SYMBOLE DE L'UNION QUI FAIT LA FORCE. LES GRAINS DONT ILS SONT CONSTITUES REPRÉSENTENT LES HOMMES ET LES FEMMES.
ELIMBI (BELIMBI) une œuvre d'art sculptée sur une seule pièce de bois, sorte de tambourin témoin ancestral d'une forme de management de la communication existante depuis l'aube des temps en Afrique. Instrument de transmission de message africain.
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